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D’une manière générale, la donation à titre gratuit de l’entreprise permet sa transmission pour un montant de droits inférieurs à ceux payés en cas de cession à titre onéreux. Plus cette donation intervient tôt et plus elle est fiscalement intéressante. Quand on parle de transmission à titre gratuit de l’entreprise, il faut compter avec un certain nombre de possibilités entre lesquelles le dirigeant va devoir arbitrer. En effet, la transmission à titre gratuit de l’entreprise n’est pas fiscalement indolore et différents impôts sont à acquitter, mais la pression fiscale est plus ou moins importante selon les situations et selon les pays. Chaque cas est à considérer comme un cas d’espèce. Dans tous les cas, il convient de s’y prendre suffisamment tôt. Toutes les donations sont soumises à une fiscalité « générale » qui s’applique indifféremment quel que soit le type de donation, mais chacune bénéficie aussi de dispositions spéciales. Des impôts sont dus, il s’agit de droits de mutation qui sont réduits selon l’âge du donateur. A cela peuvent s’ajouter des abattements entrainant une réduction de la base imposable en cas d’engagement collectif et individuel de conserver les titres. Une exonération des plus-values est envisageable, lorsque la transmission de l’entreprise (ou de ses actifs) n’excède pas un certain montant. La pression fiscale frappant donateur et donataire est extrêmement variable selon les pays. Concernant l’Italie et la Suisse, les transmissions à titre gratuit sont particulièrement intéressantes. Elles sont exonérées dans un grand nombre de situations. Le régime fiscal de ces pays les rend compétitifs. En Suisse, la pression fiscale varie d’un canton à l’autre puisque c’est aux niveaux cantonal et communal que ces droits sont prélevés. La Grande Bretagne et la Belgique ont mis en place des procédures encourageant fortement la transmission de manière anticipée mais on restreints les exonérations à des cas particuliers. De même, la France et l’Allemagne misent davantage sur des abattements importants plutôt que sur des exonérations totales. |